Marion Chatel-Chaix ne se définit pas par l’appellation classique de «designer textile», mais explique faire du design «à sensibilité» textile. Le tissu pouvant être un fil conducteur des différents domaines des arts-appliqués. Un tout, alliant le travail des formes, des couleurs, des matières, des images, qui par associations, créé du sens, des sensations.
Ces champs de compétences sont à mettre en relations entre les différents domaines du design créatif (mode, objets, espaces, images), pour s’enrichir mutuellement et apporter une approche nouvelle et faire la différence.
À la source de nouveaux tissus et de produits novateurs, le designer pressent et traduit l’empreinte d’une époque, stimule l’exigence esthétique, génère l’évolution des techniques. La sensibilité textile intervient au niveau des concepts sensibles, de matières, de couleurs, de graphismes, de structures et de formes. Elle permet de compléter et composer une collection en fonction des marchés, des techniques, et des secteurs d’applications, en apportant sens, dimensions esthétique et culturelle, ainsi que la valeur économique au produit de l’environnement quotidien.
Marion, Chatel-Chaix est fascinée par l’univers des cuisines et des chefs, chez qui elle retrouve ce sens des matières, des couleurs, de l’exigence, des équilibres, et la quête de la perfection, en y additionnant le goût.
En Août 2011, à Boisbuchet, elle s’initie avec Marc Brétillot au design culinaire, pendant le workshop «La nature et le chocolat».
A travers cette nouvelle pratique émergeante, le designer se doit de recodifier la cuisine, de l’analyser différemment.
En ouvrant sa définition «sensible» à la notion de goût, Marion Chatel-Chaix souhaite poursuivre son cheminement avec le design culinaire, et faire évoluer sa démarche vers un «design sensoriel».
«Le design culinaire permet un renouveau nécessaire en apportant un esprit d’ouverture. Précisons qu’il ne s’agit pas uniquement de mise en forme plastique, cela peut être une gestuelle, une mise en scène, un concept, de la narration écrite ou verbale…» Marc Brétillot